Santé & prévention
Andropause homme senior 2026 : symptômes, traitement
Andropause : baisse progressive testostérone homme 50+. Symptômes (libido, fatigue, masse musculaire). Diagnostic, traitement substitutif, hygiène vie.
Andropause : baisse progressive testostérone homme dès 40 ans (-1 %/an). Symptomatique chez 30 % des 70+ ans. Diagnostic, traitement, hygiène vie.
Comprendre
- DALA : Déficit Androgénique Lié à l'Âge
- Pas chute brutale comme ménopause femme
- Tous hommes touchés, 30 % symptomatiques 70+
- Style de vie influence trajectoire
Symptômes
- Sexuels : baisse libido, troubles érectiles
- Physiques : fatigue, perte masse musculaire, prise poids
- Psy : irritabilité, baisse motivation, dépression
- Sommeil perturbé
- Bouffées chaleur (rares)
Diagnostic
- Symptômes évocateurs
- Testostérone totale matinale (2 prélèvements)
- Déficit si <2,5 ng/mL
- SHBG, LH, FSH
- PSA (cancer prostate à éliminer)
- NFS (polyglobulie)
Traitement
- Androgel : gel quotidien
- Nebido : injection IM 3 mois
- Striant : pastilles 2/j
- Effets en 3-6 mois
- Suivi PSA, hématocrite, foie 6 mois
- CI : cancer prostate, polyglobulie, apnée sévère
Hygiène vie
- Sport intense (musculation) 3-4 fois/sem
- Sommeil 7-9 h/j
- Réduction stress
- Alimentation : zinc, vit D, oméga-3
- Perte poids (graisse abdominale)
- +30-40 % testostérone possible en 6-12 mois
Lexique
- DALA — Déficit Androgénique Lié à l'Âge.
- SHBG — Sex Hormone Binding Globulin.
- PSA — Prostate-Specific Antigen.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'andropause ?
Aussi appelée DALA (Déficit Androgénique Lié à l'Âge) ou « ménopause masculine » (terme imprécis). Baisse progressive testostérone -1 % par an dès 40 ans. Pas de chute brutale comme ménopause femme. Touche tous hommes mais symptomatique chez 30 % des 70+ ans (selon production initiale et facteurs vie). Pas inéluctable : style de vie influence trajectoire.
Quels symptômes ?
(1) Sexuels : baisse libido, troubles érectiles ; (2) Physiques : fatigue, perte masse musculaire, prise poids (graisse abdominale), baisse pilosité, ostéoporose accélérée ; (3) Psychologiques : irritabilité, baisse motivation, troubles concentration, dépression légère ; (4) Vasomoteurs : bouffées chaleur (rares chez homme, plus chez femme), sueurs nocturnes ; (5) Sommeil perturbé. Symptômes progressifs. À distinguer du vieillissement normal et de pathologies (dépression, hypothyroïdie).
Comment fait-on le diagnostic ?
(1) Symptômes évocateurs persistants ; (2) Dosage testostérone TOTALE matinale (8-10 h, 2 prélèvements à 1 mois d'intervalle) ; valeurs normales : 3-10 ng/mL ; déficit confirmé si <2,5 ng/mL ; zone grise 2,5-3,5 ng/mL ; (3) Dosage testostérone biodisponible / SHBG (Sex Hormone Binding Globulin) ; (4) LH, FSH (hormones hypophyse) : permet distinguer déficit central vs testiculaire ; (5) PSA (cancer prostate à éliminer) ; (6) NFS (polyglobulie). Bilan urologue.
Quels traitements ?
Si déficit confirmé + symptômes invalidants : (1) Androgel (gel cutané quotidien) : 1 dose/j sur épaule, dorsale. Pratique mais risque transmission contact ; (2) Nebido (testostérone undecanoate IM) : injection profonde 1 g toutes 10-12 semaines. Très pratique ; (3) Pastilles transmuqueuses (Striant) : 2/jour sous lèvre ; (4) Patches (Androderm) : peu utilisés. Sur prescription urologue. Suivi PSA, hématocrite, foie tous les 6 mois. Effets : libido, énergie, masse musculaire restaurés en 3-6 mois.
Quels risques du traitement ?
(1) Cancer prostate : controverse — testostérone n'augmenterait pas risque mais accélère cancer existant. Contre-indication absolue cancer prostate connu. Surveiller PSA semestriel ; (2) Polyglobulie (épaississement sang) : risque AVC, infarctus. Surveiller hématocrite ; (3) Apnée sommeil sévère : aggravation possible ; (4) Acné, peau grasse ; (5) Gynécomastie (rare) ; (6) Aggravation hyperplasie prostate (rétention urines) ; (7) Effets cardiovasculaires controverse. Suivi urologue régulier indispensable.
Hygiène vie peut suffire ?
Souvent oui pour déficit léger : (1) Sport intense 3-4 fois/sem (musculation surtout, augmente testostérone naturellement) ; (2) Sommeil 7-9 h/j (testostérone produite la nuit) ; (3) Réduction stress (cortisol antagoniste testostérone) ; (4) Alimentation : zinc (huîtres, viandes), vit D, oméga-3 ; (5) Perte poids (graisse abdominale convertit testostérone en œstradiol) ; (6) Réduction alcool ; (7) Arrêt tabac. Effet : +30-40 % testostérone possible en 6-12 mois. Avant traitement substitutif : essayer 6 mois.
Andropause vs dépression ?
Symptômes se chevauchent (fatigue, baisse motivation, irritabilité, baisse libido). Distinction : (1) Dosage testostérone : permet voir déficit hormonal ; (2) Si déficit testostérone + symptômes : possible andropause ; (3) Si testostérone normale + symptômes psy : penser dépression ; (4) Possible coexistence : dépression peut baisser testostérone. Consulter médecin pour bilan complet (testostérone + dépistage dépression GDS). Voir notre
Activité sexuelle après andropause ?
Possible et fréquente. Adaptations : (1) Traitement substitutif testostérone si déficit franc ; (2) IPDE5 (Viagra, Cialis) si troubles érectiles persistants ; (3) Communication couple ; (4) Préliminaires plus longs ; (5) Suppléments libido (zinc, vit D, ginseng — efficacité modeste) ; (6) Sexologue si blocage psychologique. 50 % des 70-80 ans actifs sexuellement. Tabou à dépasser. Voir notre